"Intégration à la solitude d'un lieu"
E.B.
On perçoit immédiatement une alchimie intérieure où l'idée et l'émoi en s'auto-organisant génèrent une pensée loin du concept, du lyrisme cathartique et de l'acharnement formel.
Le lieu - un mur en ruine, une friche, un tronc d'arbre - est abandonné.
Gros plan qui ne s'inscrit pas ou si peu dans un paysage. L'homme a déserté. Sa trace : le mur, le rouge comme une cicatrice.
L'état d'abandon autant que le cadrage restreint du lieu renforce sa solitude que notre regard va faire sienne.
La " pensivité " est née:
Rencontrer le pays
qui fonde la naissance
et les étonnements
d'une enfance discrète.
Cette terre battue
où vibrionnent
les maux et les extases.
Cette terre rêvée
où roulent les échos
du piétinement
du début de ton être.
Liturgie d'images
filtrées par tes cils
que lisse l'émoi,
inconnu de lui
l'autre, passager,
qui marche sur ton rêve.
Le ralliement soudain
d'un fouillis - plénitude
qui répond à ton signe
déçoit l'incertitude.
L'arbre vient saisir
dans le creux de ta main
le présent retenu
par les fils de l'absence.
Ses feuilles n'ont caressé que toi....
En s'ouvrant à la pensée, " l'Attitude" découvrira la
voie royale de la poésie.
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